Lexique
Les mots de l’achat immobilier au Québec, expliqués simplement. Dans le site, un mot souligné en pointillé ouvre son explication d’un clic.
- Assurance prêt hypothécaire (SCHL)
- L’assurance qui protège le prêteur quand la mise de fonds est inférieure à 20 %. Sa prime s’ajoute au prêt, mais la taxe sur cette prime se paie comptant chez le notaire.
- Certificat de localisation
- Un document préparé par un arpenteur-géomètre qui montre les limites du terrain, les servitudes et si les bâtiments respectent les règlements. La banque et le notaire l’exigent.
- Évaluation municipale
- La valeur que la municipalité attribue à une propriété, inscrite au rôle d’évaluation. Elle sert à calculer les taxes, et elle est souvent en retard sur le marché.
- Facteur comparatif
- Un coefficient officiel publié chaque année par le gouvernement pour remettre l’évaluation municipale au niveau du marché actuel.
- Exemple : Évaluation 300 000 $ × facteur 1,19 = 357 000 $.
- Fourchette des prix
- L’écart entre le quart des ventes les moins chères et le quart des plus chères. La moitié des biens se vend à l’intérieur de cette fourchette.
- Garantie légale (vices cachés)
- La protection qui permet de se retourner contre le vendeur si l’on découvre un défaut grave caché après l’achat. Une vente « sans garantie légale, aux risques et périls de l’acheteur » supprime cette protection.
- Inspection préachat
- La visite d’un inspecteur en bâtiment, payée par l’acheteur avant que la promesse d’achat devienne ferme, pour repérer les défauts visibles et les signes de problèmes.
- Mensualité
- Ce que l’on rembourse chaque mois à la banque pour son prêt : une part du capital emprunté plus les intérêts.
- Mise de fonds
- L’argent que l’acheteur verse lui-même, sans l’emprunter. Au minimum 5 % jusqu’à 500 000 $ ; sous 20 %, une assurance prêt hypothécaire est obligatoire.
- Prix au m²
- Le prix de vente divisé par la surface habitable. C’est ce qui permet de comparer des logements de tailles différentes.
- Exemple : Une maison de 100 m² vendue 200 000 € : 2 000 €/m².
- Prix médian
- Le prix « du milieu » : la moitié des ventes s’est faite plus cher, l’autre moitié moins cher. Contrairement à la moyenne, quelques ventes exceptionnelles (un château, une ruine) ne le faussent pas.
- Exemple : Avec des ventes à 100 000, 150 000 et 900 000 €, le prix médian est 150 000 €, la moyenne 383 000 €.
- RAP et CELIAPP
- Deux façons d’utiliser son épargne pour un premier achat : le RAP permet de retirer de son REER (à rembourser sur 15 ans), le CELIAPP est un compte d’épargne dédié dont les retraits ne se remboursent pas.
- Rendement locatif brut
- Ce que rapporte un logement loué, en pourcentage de son prix, avant toute dépense : loyers d’une année divisés par le prix d’achat.
- Exemple : Loyer 700 €/mois × 12 = 8 400 € pour un achat à 150 000 € : 5,6 % brut. Charges, taxe foncière, travaux, mois sans locataire et impôts le font baisser.
- Rôle d’évaluation foncière
- Le registre public de toutes les propriétés d’une municipalité, avec leur évaluation, l’année de construction, la superficie et la date d’inscription du propriétaire. Il est refait tous les trois ans.
- Taxe de bienvenue
- Le nom courant des droits de mutation immobilière : une taxe que la municipalité facture à l’acheteur quelques semaines après l’achat. Elle se calcule par tranches sur le prix ou la valeur uniformisée, le plus élevé des deux.
- Terrain contaminé
- Un terrain dont le sol ou l’eau contient des polluants (hydrocarbures, métaux…), souvent à cause d’une ancienne activité industrielle ou d’un réservoir de mazout. Le décontaminer peut coûter très cher.
- Valeur uniformisée
- L’évaluation municipale multipliée par le facteur comparatif : une estimation de la valeur de marché, utilisée notamment pour la taxe de bienvenue.
- Zone inondable
- Un secteur où les crues peuvent atteindre les terrains : « grand courant » (inondé en moyenne une fois tous les 20 ans) ou « faible courant » (une fois tous les 100 ans). Construire et assurer y est plus contraint.